Le monde de Benjy: chapitre 3.

Le monde de Benjy: chapitre 3.
Accompagnement musical.
Chapitre 3
La menace se précise


I. Réminiscence

L'obscurité était tombée sur le campement détruit, comme un signe annonciateur d'une catastrophe. Personne ne s'était encore remis des terribles événements qui avaient eu lieu quelques temps auparavant. Tandis qu'Alicane et Joslin, unissant leur don, essayaient tant bien que mal de soigner les nombreux blessés- dont Romanus, dont l'état était plus que préoccupant-, Antoinus prit ses armes et s'apprêta à partir.
- Ou allez-vous comme ça, lui demanda Benjy.
- Je vais à la pêche. A votre avis, je vais sauver celle que j'aime.
- N'y aller pas maintenant.
- Ecoutez Benjy, aucune force sur cette Terre ne pourra m'empêcher de retrouver Maude, s'il le faut je me sacrifierais pour elle.
- Oh n'exagérez rien, lui répondit Benjy.
Antoinus lui jeta un regard noir.
- Non bon d'accord. Je sais que vous êtes sous le choc et que vous mourrais- non ce n'est peut être pas le bon mot- d'envie de la sauver. Mais vous ne feriez que vous jeter dans la gueule du loup. Nous partirons tous ensemble pour la sauver, car moi aussi je suis concerné, Maude est une amie et même si mes blagues ne la font pas rire- ce qui m'attriste fort d'ailleurs- je suis également boulversé par sa disparition. Mais avant de partir à sa recherche, il faut que nous sachions à quoi nous en tenir. Il y a des forces en jeu que vous n'imaginez même pas. Nous entendrons d'abord le récit de ce qui s'est passé au campement et ensuite nous aviserons.
Antoinus réfléchit puis répondit :
- Pour une fois, votre remarque ne manque pas de sens, mais ensuite, nous partirons à sa recherche et nous exterminerons les minables vermisseaux qui l'ont enlevé.

Alicane et Joslin étaient penchés sur Romanus, dont l'état ne faisait qu'empirer. Tandis qu'Alicane récitait des incantations, Joslin faisait respirer des plantes à Romanus. Arriva Antoinus et Benjy.
- Comment va-t-il ? demanda ce dernier.
- Son état est sérieux, mais en réunissant les pouvoirs de la magie et celle des plantes- même si je crois qu'elles n'ont aucun pouvoirs- nous arriverons peut-être à le sauver, répondit Alicane.
- Tant mieux, parfois nous avons beau avoir des désaccords, je serai affecté si il mourrait. Mais pour le moment nous devons essayer de comprendre ce qu'il s'est passé, pouvez-vous nous le raconter.
- Je vais essayer, dit Alicane, même si pour moi ces souvenirs sont douloureux.
Et elle commença le récit.

Alors que les hommes venaient de partir à la chasse, Romanus parlait avec Maude, Améline et Chloéline.
- Et c'est là qu'un monstres terrible est surgi de nulle part, raconta t-il, prêt à tuer cette pauvre famille.
- Mais heureusement vous êtes arrivé, dit Chloéline, admirative.
- Oui à temps. Je me suis battu comme je le pouvais contre cette immonde bête. J'ai été gravement blessé, mais après un combat dur et éprouvant, j'ai pu sauver cette famille. Ensuite ils m'ont proposé de l'argent mais bien évidemment j'ai refusé.
- Oh vous êtes un héros, s'écria Améline.
- Je n'ai fait que mon travail.
- Vous êtes bien modeste, dit Maude. Ah vraiment, notre Benjy devrait prendre exemple sur vous.
Non loin de là, Alicane s'exerçait sur des formules magiques qui malheureusement ne fonctionnait pas très bien. Soudain, elle vit une créature se précipitait sur le camp. Les femmes crièrent et s'enfuirent. Romanus suivit les femmes.
- Que faites vous ! cria Maude, n'êtes vous pas sensé nous protéger.
- Euh, c'est exact, répondit Romanus, inquiet.
Il s'avança au devant de la bête et dit :
- Auriez l'obligeance de euh...partir sinon euh... je vais me fâcher.
La créature, en guise de réponse lui asséna un fort coup qui le projeta en avant. Celui-ci, tant bien que mal se releva.
- Immonde créature, tu m'a mis en colère et va voir ce qui en est lorsqu'on met Romanus en colère.
Un long combat s'engagea et Romanus crut bien qu'il allait être vaincu lorsque soudain il eut une idée.
- Oh regarde là bas, dit-il à la créature.
La créature se retourna et il lui trancha la tête.
- Pas très futé le monstre.
Puis il retourna auprès des femmes en vainqueur.
- Oh Romanus vous êtes vraiment extraordinaire, dit Chloéline.
Soudain, d'autres créatures apparurent et encerclèrent Romanus et les femmes.
- Oh non pas encore, dit Romanus.
Un humain habillé d'une robe de moine et au visage ravagé de cicatrice apparut au milieu des créatures. Il leur dit des mots dans un étrange langage puis il s'avança devant Romanus.
- Je vous salut.
- Qui êtes vous ?
- Je ne sais pas. J'ai été élevé au milieu de créatures terribles que vous n'osez même pas imaginer. Ma vie a été vouée à l'attente de mon maître.
- Et qui est votre maître.
L'humain se mit à rire et répondit ;
- Je crains que vous ne le connaissiez déjà. Il ne vous veut pas de mal, tout ce qu'il désir c'est-elle, dit-il en pointant du doigt Maude.
- Oh mais bien sur, dit Romanus, avant d'ajouter devant le regard foudroyant de Maude « plutôt mourir »
Mais a peine eut–il le temps de prendre son épée que l'humain lui planta la sienne dans sa poitrine.
- Oh ben mince dit Romanus, avant de s'écrouler.
Puis les créatures s'emparèrent de Maude qui se débattit comme elle put tandis qu'Alicane se mit au chevet de Romanus...

- Et vous êtes arrivé quelques heures plus tard, dit Alicane en terminant son récit.
- Bien, maintenant nous savons que Maude a été enlevé mais nous ne savons par qui, dit Antoinus.
- Je crois le savoir, précisa Benjy. Mais je vous en parlerais plus tard, pour le moment ne perdons pas de temps et partons sur les traces de Maude.
- Oui mais cette fois ci nous ne referons pas la même erreur, les hommes resteront avec les femmes au camp. Moi je partirais avec vous, Timothus, Rémus et Amaurie.
Chacun se prépara et après de court adieux ils partirent à a la recherche de Maude.

# Posté le mardi 07 août 2007 10:53

Le Monde de Benjy: chapitre 3.

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Chapitre 3
La menace se précise


II. la Prophétie

Cela faisait plusieurs heures que Benjy et ses compagnons étaient partis à la recherche de Maude. Ils suivaient les traces des créatures qui avaient enlevé la princesse.
- J'ai à vous parler, dit soudain Benjy à Antoinus.
- Eh bien, faite, répondit Antoinus.
- Je crois savoir qui a commandité l'enlèvement de la princesse.
- Qui est-ce ?
- L'Ennemi, répondit avec tristesse Benjy.
- Quiquequidonc....bredouilla Amaurie.
- L'Ennemi, rugissa avec angoisse Rémus.
- Comment est-ce possible Benjy ? demanda Antoinus.
- Je ne sais pas, peut être nous a-t-il suivi dans ce monde. Mais sachez que je l'ai vu dans la forêt lorsque j'étais seul.
- Et pourquoi ne pas nous l'avoir dit plutôt, demanda avec colère Antoinus . Cela aurait
peut-être éviter l'enlèvement de Maude.
- Je sais mais je n'étais pas sûr que ce fût l'Ennemi. En plus je ne voulais pas vous inquiéter plus que vous ne l'étiez. C'est ma faute. Veuillez-me pardonner.
- Ce qui a été fait ne peut être défait, maintenant il faut que nous restions soudés pour retrouver celle que j'aime.
Et ils continuèrent leur chemin.

Tandis que Benjy observait attentivement le sol pour y voir les éventuelles traces voir des ravisseurs de la princesse, Antoinus s'écria soudainement:
- Arrêtez vous !
- Que se passe t-il encore ? demanda Benjy, inquiet.
- Nous sommes suivi.
- Oh non, cria Rémus en prenant dans ses bras Amaurie.
- Mais lâchez moi enfin, s'ébroua celui-ci.
- Pensez-vous qu'il s'agisse des créatures qui nous ont attaqué ? demanda Timothus.
- Non je pense plutôt qu'ils soient humains. Préparez vos épées, au cas où, dit avec autorité Antoinus
Soudain Benjy et ses amis furent encerclés par de nombreux hommes. Ils étaient peu armés et ressemblaient à des paysans.
- Qui êtes vous ? demanda Antoinus.
Un homme s'avança et répondit :
- Je m'appelle Arténus, je suis le chef d'un village non loin d'ici. Nous ne sommes pas vos ennemis, nous vous attendions depuis bien longtemps. Je vous demande de venir avec nous.
- Et pourquoi devrions nous venir avec nous ?
- Parce que nous avons des objectifs en commun, répondit autoritairement Arténus.
- Bien, je ne pense pas que nous ayons le choix. Nous viendrons alors avec vous, mais sachez bien que nous disposons de peu de temps.
- Ne vous inquiétez pas, nous serons le plus bref possible. Maintenant, veuillez-me suivre.
Tandis que tous suivirent Arténus et sa troupe, Benjy demanda à Antoinus :
- Vous êtes sur que c'est une bonne idée ?
- Je ne sais pas mais ce sont les premiers humains que nous voyons dans ce monde et je suis curieux d'entendre ce qu'ils ont à nous dire.

Ils arrivèrent dans un village assez archaïque, les maisons étaient en bois. Le village était désert.
- Votre village est toujours aussi animé, demanda Benjy à Arténus.
- Il y a encore quelques jours la place du village aurait grouillé de monde mais depuis les grands bouleversements plus personne n'ose sortir.
- Ah oui évidemment, c'est compréhensible, dit Benjy avec un semblant de compassion, bien qu'il n'eut aucune idée de ce dont parler Arténus
Soudain un homme sortit de chez lui et en voyant Benjy et ses amis, il se précipita sur eux et se mit à leurs genoux.
- Oh que les dieux soient loués, vous êtes enfin venus ! Depuis des temps immémoriaux nous vous attendions.
Arténus dit avec autorité a cet étrange homme :
- Cesse tes jérémiades Matthius !
Puis Arténus se tourna vers ses invités :
-Voici Matthius. C'est notre euh... Penseur. Il réfléchit sur la nature secrète du monde et invente des euh... inventions. Il est un peu illuminé, continua t-il tout bas, mais ce n'est pas un mauvais bougre.
- Vous nous avez dit que vous vouliez nous parler, dit avec agacement Antoinus qui n'était pas d'humeur. Nous sommes pressés alors dites nous ce que vous nous voulez.
- C'est un peu compliqué. Sachez qu'il y a plusieurs jours, des rumeurs affirmaient que des hommes et femmes étaient mystérieusement apparus dans notre monde. Nous vous avons surveillé durant tout ce temps et nous avons réfléchi à ce que nous devions faire. Certains pensaient que vous étiez ceux annoncé par la prophétie, d'autre des ennemis qu'il fallait éliminer, enfin certains pensaient qu'il fallait attendre de savoir ce que vous vouliez avant de prendre une décision. Je fais parti de cette dernière catégorie.
- Et moi j'affirme que c'est ceux que nous attendions depuis la nuit des temps, cria Matthius. La prophétie avait annoncé leurs venues et ils sont arrivés.
- Mais quelle prophétie ? demanda Benjy.
Arténus lui répondit avec un ton tranchant :
- Eh bien puisque Matthius est tellement persuadé que vous êtes ceux que nous attendions, qu'il vous en parle. Matthius, accompagnez nos invités chez vous et informer-les de cette prétendue prophétie, moi je reviendrais plus tard.
Et il partit tandis que Benjy et les autres suivirent l'étrange homme qui était peut-être la réponse à toutes leurs questions.

Alors que Benjy et ses compagnons se dirigèrent vers le logis de Matthuis, Antoinus parlait avec Matthuis :
- Votre chef a l'air de se méfiez de nous.
- Oh vous savez tout le monde se méfie des étranger ici. Notre monde est dangereux.
- Oui, nous l'avions remarqué, dit Amaurie.
- Il n'a pas toujours était ainsi, continua Matthuis. Il fut un temps ou notre monde était une terre de pays et de sérénité. Mais un jour des créatures terribles ont surgi de nulle part, et depuis ce jour la peur et le désespoir se sont installés dans notre monde. Mais fort heureusement ces créatures étaient désorganisées et nous pouvions aisément les combattre. Malheuresement aujourd'hui, tout a changé. Voilà, nous sommes arrivés dans mon humble demeure, ce n'est pas un palais mais c'est mon petit chez moi et je m'y sens bien.
Matthuis habitait dans une maison modeste, en bois. A peine était-il arrivé à son perron qu'une femme se précipita sur lui, en furie.
- Vous, cria t-elle, avec vos expériences à la morne moelleuse, je n'ai pas encore fermé l'½il de la nuit. Cet homme est fou à lier, continua t-elle en parlant à Benjy et aux autres, il faudrait l'enfermé avant qu'il ne détruise la Terre entière.
- Voici Auréliane, ma chère et tendre voisine.
- Vous savez ce qu'elle vous dit votre chère et tendre voisine ?
- Elle est si charmante. Maintenant si vous pouviez nous laisser, je dois parler à mes amis.
- Pff vos amis... Vous ne les connaissez à peine. Et puis croire que sont ceux annoncé par la prophétie. Non seulement la prophétie est un tissu de mensonge, mais en plus si c'était vraiment eux, ils ne perdraient pas leur temps à écouter vos histoires à dormir debout....
- PARTEZ D'ICI, rugit Matthuis.
- Ca va, mais je vous conseille de ne pas rentrer dans sa maison si vous tenez à la vie, répondit Auréliane en parlant aux nouveaux venus.
Et elle s'en alla.
- Eh ben, dit Benjy, ça ne doit pas être drôle tous les jours.
- Et encore là elle est calme, ajouta Matthuis.
- C'est une comme ça qu'il vous faudrait, dit Benjy à Amaurie.
- Non mais vraiment...
Ils rentrèrent dans la maison de Matthuis. Celle-ci était dans un désordre indescriptible : des livres jonchaient le sol, des chiffres étaient marqués sur les murs, et il y avait toutes sortes d'inventions un peu partout.
- Excusez le désordre mais en ce moment je suis un peu surmené depuis votre arrivé. Regardez c'est l'une de mes inventions, dit Matthuis en leur faisant voir un étrange objet.
- Et euh... à quoi ça sert ? demanda Benjy.
Matthius haussa les épaules.
- Pour tout vous avouer je ne sais pas mais ça sera la surprise...Oh non malheureux, cria t-il à l'adresse de Rémus qui avait pris une fiole, c'est mélange de thryociline et dyxilotroroloryciline avec une pointe de danxéturulixyniline, si vous l'agitez nous risquons tous d'exploser.
Puis Matthius ajouta :
- En ce moment je suis en train de travailler sur la théorie de la relativité générale, la connaissez vous ?
- Oh j'ai du en entendre parlé une ou deux fois, dit avec ironie Benjy.
- Bien sachez que l'idée centrale de la relativité est que l'on ne peut pas parler de quantités telles que la vitesse ou l'accélération sans avoir auparavant choisi un cadre de référence, un référentiel, défini en un point donné. Tout mouvement est alors décrit relativement à ce référentiel. La relativité restreinte postule que ce référentiel peut être étendu indéfiniment dans l'espace et dans le temps. Elle ne traite que le cas des référentiels dits inertiels, autrement dits animés d'une vitesse constante et sans changement de direction. La relativité générale, elle, traite les référentiels accélérés (au sens vectoriel) ou non. En relativité générale, il est admis que l'on ne peut définir un référentiel local avec une précision donnée que sur une période finie et dans une région finie de l'espace (de la même manière, à cause de la courbure de la surface terrestre, on ne peut dessiner une carte sans distorsion que sur une région limitée). En relativité générale, les lois de Newton ne sont que des approximations valables dans un référentiel local inertiel. En particulier, la trajectoire de particules libres comme des photons est une ligne droite dans un référentiel local inertiel. Dès que ces lignes sont étendues au-delà de ce référentiel local, elles n'apparaissent plus droites, mais sont connues sous le nom de géodésiques. La première loi de Newton doit être remplacée...
Matthuis parla comme cela un bon moment. Quand il eut fini, Benjy s'exclama :
- C'est moi qui suis idiot non parce que je n'ai pas compris un seul traître mot de ce qu'il a dit.
- Non moi j'ai compris, se vanta Rémus.
- Cette théorie est grandement intéressante mais nous avons peu de temps, dit Antoinus. Depuis que nous sommes arrivé, on nous parle d'une prophétie, quelle est-elle ?
Le regard de Matthuis devint sérieux –encore plus qu'il ne l'était j'entend- et dit :
- C'est l'une des plus vielles prophétie de ce monde, beaucoup la connaissent, mais peu ont le courage d'y croire.
Et il s'en alla chercher un livre rangé dans une armoire fermée par un épais cadenas. C'était un très vieux livre. En le voyant Benjy eut une drôle d'impression,
- Ceci est le livre de prophéties le plus ancien, c'est l'un des derniers. Peu savent qu'il est en ma possession, sinon beaucoup le désirerait car sa valeur n'a pas de prix. Il s'intitule : Les Prophéties des Temps Anciens. Il a été compilé il y a bien longtemps, par des sages. Quand a ceux qui ont fait ces prophéties, on ne prononce pas leur nom, car cela amènerais la ruine sur ceux qui les prononcerais.
Et il ouvrit le livre


Au moment où il ouvrit le livre, le ciel s'obscurcit et un courant d'air s'engouffra dans la maison. Matthius parlait d'une voix qui n'était pas la sienne :

« Monde de paix et de sérénité
Menacé sera
Par l'arrivée de créatures malveillantes
Mais sans maître elles seront
Et les vaincre possible il sera
Mais Longtemps passera
Avant que deux êtres d'une puissance exceptionnelle apparaissent
L'un de ses fidèles accompagnés
L'espoir et le renouveau représentera
L'Autre puissante et malfaisante
Animé d'un mal sans nom
S'efforcera de faire sombrer le monde dans des ténèbres immuables.
D'un monde bien lointain et si proche ils viendront
Ennemi ils seront,
Opposés ils seront, mais même ils seront
L'Ultime bataille débutera
Et le vainqueur régnera,
Pour l'Eternité »


- C'est une bien sombre prophétie, dit Timothus après que Matthius eut finit de lire.
- Oui, ajouta Rémus, mais j'ai peur de n'avoir pas tout saisi.
- Alors ça comprend la relativité générale, mais ça ne comprend pas une simple prophétie, se moqua Amaurie. Cela dit moi non plus j'ai pas tout compris.
- Eh bien en gros, dit Matthuis, il est dit que deux être apparaîtront, l'un représentera les forces du bien, l'autre les forces du mal, ce dernier réunira sous son pouvoir toutes les créatures qui était demeurées pendant des siècles sans chef. Un grand combat commencera alors entre les deux et entre et leur armées et à l'issue de cette bataille le vainqueur régnera en maître sur ce monde.
- Tout ça m'a l'air réjouissant, dit Benjy.
- Et vous penser que nous sommes ceux annoncés dans cette prophétie ?
- Absolument certain. D'une part vous êtes arrivés de nulle part, on peut donc présumer que vous venez d'un autres monde, d'autre part depuis votre arrivée, nous avons eu plusieurs attaques meurtrières et les créatures semblaient organisées, comme si elles avaient un chef. De plus des rumeurs courent affirmant qu'un puissant être lève une armée et qu'il avait réussi à mettre sous son autorité les créatures. La prophétie est donc bien en train de se réaliser.
- Donc résumons, dit Benjy, l'être malveillant annoncé est l'Ennemi. Mais qui est donc l'autre être annoncé ?
- Je ne connais pas la réponse, dit Matthuis, mais il s'agit de l'un d'entre vous.
- Ca doit être Antoinus, affirma Timothus, il convient parfaitement à la description faite par la prophétie.
- Ca pourrait être moi aussi, se plaignit Amaurie.
- Vous, se moqua Benji, on serait tombé bien bas.
- Sachez que cette prophétie n'est pas cru par tout le monde, continua Matthuis, peut être parce que les gens en ont peur, où peut être parce que leur esprit rationnel refuse d'accepter des choses si... inconventionnels. Moi je pense qu'il y a dans l'univers des choses qui nous dépassent. Il y a forcement des forces plus puissantes qui nous gouvernent. Je pense que nous avons tous un destin, une tache à accomplir et que c'est pour cette raison que nous sommes là. C'est la magie qui régit ce monde, moi avec ma science j'essaye de comprendre cette magie, car la magie et la science ne sont pas incompatibles mais au contraire complémentaire. Et vous êtes là pour accomplir ce pour quoi vous êtes née, sauver ce monde.
- Tout m'a l'air bien compliqué, dit Benjy.
Soudain Matthius devint étrange. Ses yeux devinrent blancs, et la voix étrange qu'il avait pris pour lire la prophétie revint. Cette fois Benjy en était sur, c'était une voix différente.

Redoubler d'attention vous devrez
Car l'un d'entre vous n'est pas ce qu'il est
Sa puissance et sa malveillance n'ont pas d'égal
Dans cet univers
Son but n'est ni le pouvoir ni la domination
Mais l'anéantissement de toutes choses
L'un d'entres vous périra en combattant cette abomination


Puis Matthius redevint normal et n'eut aucun souvenir de ce qui c'était passé.
- De mieux en mieux, s'exclama Benjy. Tout à l'heure nous devions combattre L'Ennemi et sa horde de monstres, maintenant nous devons combattre l'Ennemi, sa horde de monstres et une créature abominable qui veut tous nous détruire. Notre monde me manque tellement.
Arténus arriva à ce moment là.
- Messieurs, tandis que vous parliez avec Matthius qui j'en suis sur vous en a appris plus sur la prophétie, notre conseil s'est réuni et a délibéré. Il en est venu à conclure que vous n'étiez pas nos ennemis.
- Quel bon sens, jubila Benjy.
- Cependant, le conseil ne s'est pas prononcé quand à savoir si vous êtes ceux dont la prophétie annonce la venue. Et nous sommes aussi prêt à vous apporter notre aide pour retrouver celle qui vous a été prise.
- Mais comment savez cela ? demanda avec étonnement Antoinus.
- Comme je vous l'ai déjà dit, nous vous surveillons de prêt de puis votre arrivée.
- Sympa, dit Benjy.
- C'était par simple sécurité. Acceptez-vous notre aide.
- Bien sûr, s'exclama Antoinus avec une réelle reconnaissance, tout aide sera accepter avec plaisir.
- Bien. Demain je partirais avec vous et quelques hommes du village. Ne vous inquiétez pas nous unirons nos forces et nous retrouverons votre épouse.
Le regard d'Arténus était sincère. Il regarda longuement Antoinus, quelque chose se passa entre eux et Antoinus finit par hocher la tête.
Puis Arténus partit et Benjy et les autres passèrent la soirée à parler avec Matthius de l'univers et ses mystères.

# Posté le mardi 07 août 2007 11:00

Le Monde de Benjy: chapitre 3.

Le Monde de Benjy: chapitre 3.
Accompagnement musical.
Chapitre 3
La menace se précise


III. La Confrontation.

Plusieurs jours étaient passés depuis qu'Antoinus, accompagné de ses amis, d'Arténus et des hommes du village étaient repartis sur les traces des ravisseurs de la princesse. Ils avaient quitté le village quelques jours auparavant, sous les yeux des villageois béats, inquiets et dubitatifs, qui avaient regardés les nouveaux venus comme s'il s'agissait de dieux en personne.
Pendant ce voyage, Antoinus avait sympathisé avec Arténus. Un jour, ils parlèrent longuement ensemble :
- Vous ne devez pas être inquiet pour votre épouse, lui avait Arténus. Moi et mes hommes, nous vous aiderons à la retrouver, même si cela doit nous mener à la mort.
- Je vous en remercie. Mais je ne suis pas inquiet, car je suis sûr que je la délivrerai des mains de l'Ennemi, aussi puissant qu'il soit.
- Vous êtes bien vaillant.
- Je fais de mon mieux. Mais j'ai une question à vous poser. Pensez-vous réellement que tous ce que dit cette prophétie est vrai, que nous sommes destinés à... sauver le monde?
- Pour être franc, je ne donne pas trop de crédit à cette prophétie. Il faut que vous sachiez que vivons dans la peur depuis bien des décennies. Regardez mes hommes, ce ne sont que de simples paysans, et pourtant par la force des choses, ils ont dû devenir des guerriers. L'espoir se tarit, alors lorsqu'une prophétie annonce qu'un être viendra et sauvera notre monde, nous sommes réticent à y croire. Mais au moins, elle a le mérite de redonner l'espoir à de nombreux hommes, et c'est cela le plus important, car sans espoir, il n'y a aucune envie de se battre, de s'en sortir. Peut-être n'allez-vous pas sauver le monde, mais au moins, mais au moins vous aurez donner envie à mes hommes de se battre, et si le monde doit sombrer dans les ténèbres, la lumière aura briller jusqu'au bout.
Artènus et Antoinus sentirent qu'ils partageaient des valeurs en commun, et une profonde amitié naquit entre eux.


Les traces qu'ils suivaient les avaient emmené dans une profonde forêt, sombre et inquiétante.
- Je n'aime pas trop les forêts de ce monde, gémit Amaurie.
- Oh vous êtes vraiment un trouillard, répondit Benjy.
Soudain, des bruits se firent entendre autour d'eux.
- Oh ça ne va pas recommencer tout de même, se plaignit Benjy.
C'est alors que plusieurs monstres hideux surgirent brusquement d'un bosquet.
- Oh ben si, ça recommence.
Les hommes sortirent leurs armes, prêt à se battre, mais d'autres créatures apparurent et les encerclèrent.
- Je commence à en avoir marre, cria Benjy.
Survint l'homme ravagé par les cicatrices qui avait attaqué Romanus et les hommes.
- Bonjour, Messieurs, c'est un honneur de faire votre rencontre. Peut être avez-vous déjà entendu parlé de moi.
- Oui, répondit Antoinus avec une colère immense, vous êtes l'immonde homme qui a blessé Romanus.
- Et je le regrette sincérement, mais voyez-vous, il s'était persuadé qu'il pouvait me vaincre. Mais là n'est pas le sujet. Mon maître désire vous parler.
- L'Ennemi, cria avec angoisse Rémus.
- C'est comme cela que vous appelez mon maître, quel manque d'imagination. Mais oui, c'est bien celui que vous appelez Ennemi qui veut vous parler, il vous porte beaucoup d'attention, dit-il en regardant plus particulièrement Benjy.
- Où est Maude ! rugit Antoinus.
- N'ayez crainte elle va bien- pour le moment. C'est précisément la raison pour laquelle mon maître veut s'entretenir avec vous.
- Eh bien je crois que nos n'avons pas le choix, nous allons vous suivre.
- Quelle sage décisions. Avant de partir nous allons vous désarmer. Quand à vous, dit l'homme en s'adressant à Arténus et ses hommes, vous allez attendre ici sous bonne garde tant que l'affaire n'aura pas été dénoué.
C'est ainsi que se prépara la rencontre avec celui qui était le responsable de tous les maux, tant dans ce monde que dans le monde qu'ils avaient quitté.

Ils finirent par arriver après plusieurs heures dans un camp. Des centaines de monstres répugnant s'entraînaient au combat.
- Charmant endroit, observa non sans une certaine crainte Benjy.
- N'est-ce pas, dit l'homme, nous l'avons arrangé rien que pour vous.
- Quelle sage attention, répondit ironiquement Benjy.
Ils se dirigèrent devant une énorme tente. Toutes les créatures les regardaient avec des yeux
haineux.
- Je suis excité, dit Amaurie.
- Pardon, s'interloqua Benji.
- Nous allons rencontrer l'Ennemi, c'est une légende vivante.
- C'est surtout un être qui a détruit notre royaume et qui a probablement tué nos amis. Vous dites vraiment des choses insensées parfois.
Une fois qu'ils furent entrés dans la tente, ils virent une grande personne qui les attendait le dos tourné. L'être était vêtu d'une grande robe noire, bien plus noire que celle de l'homme.
- Je vous les ai amené, maître dit ce dernier.
- Bien, vous pouvez maintenant disposé, je vous manderai lorsque j'aurai besoin de vous.
Puis l'être se tourna, son visage était caché par l'obscurité du capuchon qu'il portait.
- Bienvenue mes cher amis. Je ne puis vous cacher que cela fait bien longtemps que j'attends cette rencontre. Vous me connaissez tout comme je connais chacun d'entre vous.
Puis il les regarda chacun un à un.
- Voici Rémus, qui bien qu'il puisse paraître peureux cache en lui un courage que plus d'un envierait.
Voici Amaurie, qui fait preuve d'humour en toutes circonstances.
Voici Timothus, prêt à tout affronter pour ses amis.
Voici Antoinus, aussi brave qu'audacieux, qui sacrifierait sa propre vie pour celle qu'il aime. Et enfin Benjy, Benjy...
L'Ennemi le regarda longtemps dans les yeux. Son regard était hypnotique. L'Ennemi était d'un calme remarquable, il semblait cultivé amical, charismatique. Cela avait beau être l'un des être les plus maléfique qui pussent existé, un simple regard suffisait pour tomber sous son charme. En l'observant, Benjy eut une impression étrange. Il semblait qu'il avait toujours connu l'Ennemi, et par seulement de nom, mais comme s'il s'agissait d'un proche, il sentait- avec horreur- qu'il partageait quelque chose en commun.
- Nos vies ont été pas mal bouleversées depuis quelques temps, continua l'Ennemi. Il n'y pas si longtemps, nous étions dans notre monde, et vous vous battiez bravement contre mon armée. Et soudain par je ne sais quel prodige, je me suis retrouvé ici. Au début je ne peux vous cacher que j'étais désoeuvré, je ne savait que faire. Et puis j'ai rencontré des créatures qui semblaient perdues. En les voyant, j'eus l'idée de les séduire afin de les avoir sous mon contrôle et ainsi créer une armée. Puis j'ai rencontré Benjy dans la forêt, et j'ai su que vous aussi étiez dans ce monde. Mais enfin, vous n'êtes pas là pour entendre mon histoire.
- Où est Maude, et comment va-t-elle ? demanda Antoinus, vindicatif.
- Ne craignez rien, elle va bien.
Et l'Ennemi claqua des doigts. Deux monstres entra dans la tente, encadrant la princesse Maude.
- Oh mon Dieu, Antoinus, cria t-elle en se jetant dans ses bras.
- Ma princesse, j'ai eu si peur.
- Très émouvant, dit l'Ennemi.
Puis il claqua à nouveau des doigts et les créatures emmenèrent Maude au dehors.
-Où l'emmènent-ils.
- Ne craignais rien. Je vous ai fait venir ici pour vous proposer un marché. Je vous rends Maude...
- Vous n'êtes pas aussi cruel qu'on le dit, observa Benjy.
- En échange, je vous veux vous, continua l'Ennemi en regardant Benjy dans les yeux.
- Quoi, cria ce dernier, c'est une blague. En fait oubliez ce que je viens de dire, vous êtes l'être le plus cruel de cet univers.
- Jamais nous n'accepterons de telles conditions, s'exclama Antoinus.
L'Ennemi ria.
- Vous n'avez pas les moyens de vous opposer à moi.
Puis il leva la main. Antoinus eut soudain un accès de déprime, une mélancolie destructrice s'insinua en lui, il voulait mourir. Il se mit à pleurer.
- Qu'êtes vous en train de lui faire, demanda Benji. Arrêtez ça tout de suite.
L'Ennemi se tourna vers Benjy qui se mit alors à hurler de rire. Il riait tellement qu'il ne pouvait plus respirer. Rémus dans un accès de courage se précipita vers l'Ennemi, mais l'Ennemi eut à peine levé la main que Rémus se mit à quatre pattes et se prit pour une chèvre. Seul Timothus, empli de bon sens ne fit rien.
- Arrêtez cela, demanda t-il, vous aller les tuer.
L'Ennemi lui sourit puis tout redevint normal.
- Voyez de quoi je suis capable. Et cela n'est qu'une petite partie de mes pouvoirs.
- Très bien, dit Benjy, nous acceptons les termes du contrat.
- Bien, je vois que vous n'êtes pas totalement dénué de bon sens.
- Non Benji, cria Antoinus, ne faites pas cela.
- Nous n'avons pas le choix. Ecoutez Antoinus, nous trouverons une solution plus tard, mais pour le moment soumettons-nous. C'est le seul moyen pour sauver la princesse.
Antoinus regarda Benjy, et dans ses yeux brillait une profonde compassion. Un lien infrangible les unit, que seul la mort finirait par rompre. Puis Antoinus se tourna vers l'Ennemi.
- Très bien, mais je vous préviens, si vous lui faites du mal...
-N'ayez crainte. Nous le choierons. Maintenant voila ce que vous allez faire, nous allons vous rendre Maude, puis vous repartirez dans votre camp avec les hommes qui vous ont accompagné et vous y resterez. N'essayez pas de nous retrouvez et aucun mal ne lui sera fait. Il est temps de dire au revoir à vos amis Benjy.
Ce dernier dit au revoir à ses amis qui étaient bouleversés. Antoinus promit lui promit de le libérer. Maude fut rendue à Antoinus puis ils quittèrent le camp, sous les yeux de Benjy et de l'Ennemi, victorieux.

A quelques lieues de là, le serviteur de l'Ennemi parlait à la plus immonde créature qui existe dans cet univers. C'était un puissant démon, bien plus puissant que l'Ennemi.
- Votre maître a-t-il fait ce que je lui ai ordonné, demanda la chose au serviteur.
- Bien sur, répondit-il, mon maître est votre obligé.
- Bien alors la victoire s'approche. Je suis constamment au milieu de nos ennemis qui n'ont absolument aucune idée de qui je suis réellement. Ils me font confiance et au moment ou ils s'y attendront le moins, je les anéantirai.

Au camp, Romanus après des jours de sommeil, se réveilla enfin.

# Posté le mardi 07 août 2007 11:04

Le Monde de Benjy: Intermède.

Le Monde de Benjy: Intermède.
Le Monde de Benjy
Intermède.


Plus une seule parole ne se fit entendre dans la taverne. Tout le monde avait écouté avec une extrême attention le récit de cet étrange visiteur, ils avaient vécu avec une extrême puissance cette histoire si grandiose, si exceptionnelle. Ils avaient totalement quitté leur monde pour rejoindre cette terre étrange, remplie de mystères, mais aussi d'espoir, et ils ne voulaient pour rien au monde retourner à la réalité.
Pour l'heure, l'étranger s'était tu. Tous attendaient avec attention qu'il reprenne son histoire là où il l'avait laissé : il voulait savoir ce que deviendrait Benjy aux mains de ce si terrifiant Ennemi. Mais l'homme semblait épuisé, comme si pour raconter cette immense histoire il devait utiliser des forces enfuies en lui, il suait à grosse goutte, sa respiration était haletante. Un climat incroyable régnait dans la salle, tous avaient retrouvé l'espoir, et tous étaient heureux. Mais une personne ne partageait ce climat d'allégresse. Gudric, l'homme balafré qui s'était moqué du visiteur, était affalé sur sa chaise et regardait avec un regard moqueur le conteur.
- Vous ne croyez tout de même pas que nous allons gober ce tissu de mensonge.
- Ferme-la Gudric, s'exclama le viel homme assis au fond de la taverne.
- Enfin, tout de même, nous sommes assez adultes pour ne plus croire aux contes de fées.
- Ce n'est pas un conte de fées, rétorqua avec un calme désarmant le conteur. Peut-être que le problème n'est pas que vous ne croyez pas à mon histoire, mais peut-être que le problème est que vous ne voulez pas y croire. Vous vous êtes tellement habitué à ce monde ténébreux, sans espérance, que vous ne voulez pas que les choses changent. Vous avez peur du changement, je vous dis que tout n'est pas perdu, je vous apporte l'espoir et vous le rejetez. Peut-être ne méritez pas vous d'entendre ce que j'ai à vous conter.
Gudric se leva de sa chaise, empli d'une rage exacerbée.
- Je ne vous permet pas de me parler sur ce ton, vous n'avez aucune idée de qui je suis, de ce que j'ai écu, de ce que je vis chaque jour. Foutez-nous la paix avec vos histoires abracadabrantesque. Si vous tenez tellement à narrer conte de fées, je vous conseille de vous rendre au château, notre seigneur cherche un bouffon, vous ferais parfaitement l'affaire avec vos...
Cette fois-ci, ce fut trop. Gudric n'eut pas le temps de terminer sa phrase : il se retrouva par terre, sans comprendre ce qui lui arrivait, avec un couteau sous la gorge. L'étranger avait perdu son regard mélancolique, dans ses yeux brillait la haine.
- Alors vous riez moins maintenant, cria t-il à l'homme apeuré, j'ai d'autre histoire en réserve, notamment comment un bouffon a fini par tuer un homme qui ne croyait en rien.
Dans la salle tout le monde était terrifié par la situation, et après le brusque changement qui s'était opéré chez l'étranger, tous se demandait qui il était vraiment et de quoi il pouvait être capable.
Le viel homme essaya de dénouer la situation :
- Ecoutez, Gudric est parfois un peu...inconsidéré. Mais au fond ce n'est pas un mauvais homme et il serait navrant pour tous que la situation dégénère.
L'étranger regarda le viel homme, puis Gudric, puis lâcha le couteau.
- J'étais ici pour vous conter une histoire que bien peu d'homme aurait mérité d'entendre, je pensais que vous étiez assez fort et ouvert pour l'entendre, mais je vois que je me suis trompé.
Il s'apprêta à partir lorsque le jeune adolescent se mit devant lui.
- S'il vous plait, restez, nous vous serions tellement reconnaissant si vous nous contiez la suite de votre histoire. Restez. Je vous en prie.
Il y avait dans son regard, quelque chose qui troubla le visiteur, ce n'était pas seulement de l'espoir qui brillait dans les yeux du jeune garçon, mais une immense reconnaissance, comme si le conteur lui avait apporté ce qu'il avait toujours attendu. Il le regarda longuement dans les yeux, puis il soupira.
- Très bien, je resterais si c'est ce que vous souhaitez. Si c'est ce que vous souhaitez tous, ajouta t-il en regardant tous ceux qui était présent dans la taverne.
Tous approuvèrent avec un mélange de crainte, d'admiration et d'excitation en pensant qu'il allait retrouver cet état latent qui les avait animé pendant qu'il leur contait cette fabuleuse aventure.
Gudric quand a lui se rassit sur sa chaise. Il avait beau avoir un profond mépris pour cet homme, n'empêche, maintenant qu'il avait entendu le début, il serait tout de même bête de ne pas en connaître la suite.
L'étranger sourit.
- Alors reprenons là où nous en étions.

# Posté le mardi 14 août 2007 11:23